Il existe des jours où la vie semble avoir déjà choisi pour nous. Les portes se ferment, les projets échouent, les rencontres s'éloignent, les certitudes s'effondrent alors une petite voix apparaît, elle murmure que c'est terminé et que nous ne sommes pas faits pour cela et que le temps est passé et puis que d'autres réussiront là où nous avons échoué.
Ne pas croire en la fatalité: ll existe des jours où la vie semble avoir déjà choisi pour nous. Les portes se ferment, les projets échouent, les rencontres s'éloignent, les certitudes s'effondrent, alors une petite voix apparaît. Elle murmure que c'est terminé, que nous ne sommes pas faits pour cela, que le temps est passé, que d'autres réussiront là où nous avons échoué.
Cette voix porte un nom : la fatalité. Pourtant, je ne l'ai jamais rencontrée.
J'ai rencontré des hommes et des femmes fatigués: des jeunes qui doutaient de leur valeur, des entrepreneurs blessés par un revers, des salariés enfermés dans un métier qui n'avait plus de sens.
J'ai rencontré des chemins interrompus, des rêves oubliés, des silences mais je n'ai jamais rencontré la fatalité.
J'ai souvent découvert autre chose: Une lumière discrète, cachée sous les décombres du découragement qui attendait simplement qu'on lui accorde un peu d'attention. La vie ressemble parfois à une graine déposée dans la terre. Rien ne semble bouger. Tout paraît immobile et pourtant, dans l'obscurité, un travail invisible s'accomplit.
La graine ne lutte pas pour devenir un arbre, elle répond simplement à ce qu'elle porte déjà en elle.Nous sommes souvent semblables à cette graine et nous cherchons à devenir quelqu'un, alors que la vie nous invite d'abord à révéler ce que nous sommes.
Bien sûr, l'environnement compte, une parole peut encourager, une rencontre peut relever, un regard peut redonner confiance. Comme le soleil et la pluie accompagnent la croissance d'un arbre, mais aucun hiver n'a jamais empêché définitivement le retour du printemps.
Je crois que chaque existence possède une part intacte: un lieu intérieur que les échecs n'atteignent pas, que les blessures ne détruisent pas et que les circonstances ne peuvent confisquer.
C'est là que naît l'élan, pas celui de la performance ou de la réussite mais celui qui nous pousse à avancer d'un pas supplémentaire lorsque nous pensions ne plus en être capables.
La fatalité est parfois le nom que nous donnons à un chapitre que nous ne comprenons pas encore. Le temps finit souvent par révéler qu'il préparait autre chose: une rencontre, un départ et surtout une renaissance ou simplement une manière plus profonde d'habiter sa propre vie, alors, lorsque tout semble obscur, il reste peut-être une chose à faire :
garder confiance dans la lumière, même lorsqu'elle est invisible et surtout lorsqu'elle est invisible.
Qu'en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire et de partager
Adrien Tingry

