Ne mettez pas quelqu’un sur un piédestal après l’avoir traité de mauvais entraîneur
L’intervention de l’entraîneur du Paris Saint-Germain pose une question importante : pourquoi les jugements changent-ils aussi rapidement dans le football comme dans la vie ?
Lorsqu’une équipe traverse une période difficile, l’entraîneur devient souvent le premier responsable. On critique ses choix, sa méthode, sa personnalité et parfois même ses compétences. Il est alors présenté comme un mauvais entraîneur, incapable de diriger son équipe.
Puis les résultats s’améliorent. Les victoires s’enchaînent, le jeu devient plus convaincant et le discours change totalement. Celui qui était critiqué hier devient soudain un grand entraîneur, voire un modèle à suivre.
C’est précisément contre cette attitude que l’entraîneur du PSG semble vouloir mettre en garde :
« Ne me mettez pas sur un piédestal aujourd’hui alors qu’hier vous disiez que j’étais un mauvais entraîneur. »
Cette remarque dépasse largement le cadre du football. Elle concerne notre manière de juger les personnes. Nous avons parfois tendance à nous laisser guider par le résultat immédiat, sans prendre le temps d’observer le travail accompli, les difficultés rencontrées et le chemin parcouru.
Une défaite ne résume pas la valeur d’un entraîneur. Une victoire ne suffit pas non plus à faire de lui un génie. Le travail se mesure dans la durée, à travers la cohérence du projet, la capacité à progresser et la manière de réagir dans les moments compliqués.
Il est donc nécessaire de faire preuve de davantage de mesure.
Critiquer lorsque tout va mal peut être facile.
Reconnaître le travail lorsque les résultats reviennent est important.
Mais transformer immédiatement un homme critiqué en héros absolu n’est pas plus juste que de l’avoir condamné quelques semaines auparavant.
Dans le football comme dans la vie, il faut éviter les jugements excessifs.
- Ne pas détruire quelqu’un dans l’échec.
- Ne pas le placer trop vite sur un piédestal dans la réussite.
- La vérité se trouve souvent entre ces deux extrêmes : dans le travail, la constance et le temps.
Qu'en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire
Adrien Tingry

