Et si la rupture scolaire n’était pas le problème, mais le symptôme ?

Lorsqu’un jeune décroche, la première question est souvent :

« Comment le remotiver ? »

Mais est-ce vraiment la bonne question ?

Un jeune peut ne plus travailler, s’absenter, perdre confiance, refuser l’école ou ne plus savoir vers quoi aller. Derrière ces manifestations visibles, les causes peuvent être très différentes.

C’est l’un des principes qui traverse le Référentiel des Possibles®: avant de chercher une solution, il faut comprendre le terrain.

Lorsqu’un arbre ne grandit plus, on ne lui demande pas de faire davantage d’efforts. On regarde son sol, ses racines, son exposition, son environnement. On cherche ce qui nourrit encore sa croissance et ce qui, au contraire, l’empêche de se développer.

Pour un jeune en rupture scolaire, la démarche est comparable.

ENRACINER — comprendre le réel

Que s’est-il passé dans son parcours ?

À quel moment la rupture a-t-elle commencé ?

Qu’est-ce qui fonctionne encore ?

Quelles expériences, relations, difficultés ou réussites ont construit son rapport à l’école, aux autres et à lui-même ?

Il ne s’agit pas immédiatement de corriger. Il s’agit d’abord de comprendre.

ORIENTER — retrouver une direction

Lorsqu’on ne voit plus où mène le chemin, il devient difficile d’accepter l’effort nécessaire pour avancer.

L’enjeu est alors de faire émerger une direction qui ait du sens pour le jeune : une envie, un projet, une curiosité, une compétence, parfois simplement une première possibilité qu’il n’avait pas encore envisagée.

FAIRE ÉCLORE — remettre en mouvement

Le retour vers l’apprentissage ne passe pas nécessairement par un grand changement immédiat.

Il peut commencer par une petite réussite, une expérience concrète, une rencontre, une méthode différente, un projet personnel ou professionnel.

L’objectif n’est donc pas simplement de " remettre un jeune dans le système".

Il est de créer les conditions qui lui permettent de retrouver progressivement sa capacité à apprendre, à choisir et à se projeter.

C’est cette approche que nous développons au sein de l’Institut des Possibles: 

ne pas commencer par demander « Qu’est-ce qui ne va pas chez ce jeune ? »*, mais poser une autre question : « Qu’est-ce qui l’empêche aujourd’hui de voir ses propres possibles ? »

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